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Histoire – Patrimoine

Commune aujourd’hui de près de 4000 habitants, d’une superficie de 1103 ha, Gelos s’étire comme une langue de son bourg (bielle) construit le long de la rive gauche du Gave de Pau, à son hameau (bourdalat, endroit où il y a des bordes) niché dans un écrin naturel boisé et cultivé, reliés entre eux par la Vallée Heureuse bordée de coteaux où coule le Soust.

GELOS du XIIè au début du XIXè siècle

Entre autres hypothèses, son nom proviendrait de l’occitan Gelos signifiant « jaloux », qui met au défi, ou encore « zelosum », zélé. Mentionné dès le XIIe siècle, le bourg porta successivement les noms de Geloos en 1286, Sent Miqueu de Gelos en 1484 et Gellos en 1608, tout en conservant le sens primitif. Au Moyen-Age, une vingtaine d’oustaüs (maisons, domaines) constituaient le noyau originel du bourg. On y relevait la présence d’un abbé laïque (l’Abat, domenger), titre qui devait se maintenir jusqu’en 1789.

Parmi les premiers noms relevés au recensement effectué à la demande de Gaston Fébus en 1385, reproduisant des choses naturelles ou des prénoms, apparaissent ceux d’En Arbout (source bouillonnante, par déformation sera inscrit plus tard au registre municipal ‘n Arbout, puis Narbout) et Ivain (prénom, devenu Iban), encore portés dans la commune. Lorsque François 1er ordonna que chacun de ses sujets portât un patronyme qui ne serait plus un nom de saint du calendrier ( mais deviendraient un prénom), les cossous (conseillers communaux) inventèrent ceux de Lacoste, Laplagne, Laribe, Ribet, Ribère, Haure (forgeron), Boué (bouvier), Bourdalé (bordier), etc…, tirés de noms de lieux.

Les Gelosiens étaient surnommés legumayrés (maraîchers). Jeanne d’Albret possédait une excellente terre aux confins sud du territoire communal sur laquelle elle fit édifier un château et développa plus particulièrement la culture de la vigne. La légende veut qu’un jour la reine Jeanne se serait exclamée : « Mais tout y croît donc sur cette terre! ». A partir de 1560, le seigneur de Casaus, chirurgien de la reine, fut autorisé à annexer au domaine « Tout y Croît » bon nombre de journaux de terre (mesure de Morlaas) et de bois affermés aux habitants de Gelos. Un peu plus tard, la propriété fut anoblie. Ainsi Gelos posséda une domenjature (terre noble).

En 1630 existait déjà un premier haras dans l’abbaye laïque du bourg. Domaines (domenjature, abbaye) et titre (domenger, abat) devinrent propriété du susdit marquis de Casaus.

Parmi les abbés laïques les plus connus, le capitaine Laborde du château de Pau, au XVIe siècle, possédait en plus terres et moulin au bord du Soust qui ne servait qu’aux gens du Hameau. On peut supposer que la dénomination actuelle du Pont du Capitaine, appelé en son temps Pont du Moulin du Capitaine, fait référence au capitaine Laborde.

Un autre moulin est créé en 1724 par le sieur Mongin, ingénieur des Ponts et Chaussées, au quartier du Pont du Basque, sur l’emplacement de ce qui sera plus tard les Tanneries Bochet et Dulau.

S’installeront à Béterette et à la Tisnère le Président du Parlement de Navarre Pierre de Gassion, puis François de Bordeu, médecin royal de Barèges (fin XVIIe siècle)

En 1784, l’abbaye et le titre passèrent au baron Martin-Simon Duplaa, Président du Parlement de Navarre. Il y fit construire le château actuel qu’il aurait souhaité relier à son hôtel particulier à Pau, (situé sur l’actuelle place Royale) par un pont enjambant le gave!

Dans un cahier de doléances ouvert en 1789, les Gelosiens réclamaient leur émancipation de la tutelle paloise, la liberté d’aller moudre leur grain où ils le désiraient, et l’allègement de la dîme. Ils demandaient aussi que les impositions royales, locales et les corvées soient supportées indistinctement par tous les habitants, et que les biens du territoire de quelle que nature qu’ils soient, nobles ou roturiers, soient mieux répartis et, qu’enfin, ils puissent mener leurs bestiaux au pacage en tout temps et faire la coupe de bois taillis chaque année.

La guerre que les armées napoléoniennes menaient en Espagne rendit nécessaire l’ouverture d’un haras plus important et plus facile d’accès que celui existant déjà au domaine des « Astous » à Jurançon. Ainsi fut fait à Gelos en 1808. Le petit-fils du baron Duplaa reçut le titre d’intendant général des armées de l’Empire et devint par la même occasion directeur du nouveau haras.

Le 22 juillet de cette même année, Napoléon et Joséphine séjournèrent quelques heures au château de Gelos, juste assez longtemps (17 heures?) pour mener des entretiens et signer une série de décrets concernant Pau et le département dont :

l’ouverture d’une route Paris-Madrid passant par Pau et Oloron,

l’endiguement du gave de Pau,

l’amélioration de la route et des bains des Eaux-Bonnes,

la construction d’une halle,

l’agrandissement de la place Bonaparte (rebaptisée place Royale) jusqu’au bord du plateau,

l’achèvement de l’église Saint-Louis (emplacement de la mairie de Pau),

l’achat du château de Gelos pour y installer un haras de 60 étalons.

Au sud du village, sur le coteau dominant le quartier Coumet (fontaine de), vers 1813 sont construites les propriétés Borie Bois (Estéfani) et Du Breuil (Le Vignal) puis une quarantaine d’années plus tard, les villas Montrose, Monpays (Nirvana) toutes fort appréciées par des étrangers.

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